Matières résiduelles

Gestion des matières résiduelles sur le territoire  Selon les données de l’inventaire 2013 du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles de la Communauté métropolitaine de Québec (Rive-Nord) 2016-2021 (PMGMR), on estime à environ 1 241 600 tonnes de matières résiduelles générées sur le territoire. De cette quantité, près de 575 000 tonnes seraient éliminées, soit l’équivalent de 46 % du total à gérer. La figure suivante présente la composition de ces matières éliminées.   On constate que les matières organiques composées de résidus alimentaires et de résidus verts représentent près du quart des matières toujours éliminées, et qu’en ajoutant les boues municipales et industrielles, cette catégorie de matière constitue plus de la moitié de la quantité éliminée. Avec l’implantation de centres de traitement sur le territoire (biométhanisation, compostage), ainsi que la mise en œuvre d’actions visant à réduire le gaspillage alimentaire et à encourager l’herbicyclage, le feuillicyclage, ainsi que le compostage domestique et communautaire, cette quantité diminuera drastiquement. La majorité des matières éliminées proviennent du secteur résidentiel, suivi par le secteur des industries, commerces, institutions (ICI). Le secteur de la construction, rénovation, démolition (CRD) performe bien avec un taux de récupération de plus de 80 %. Bien que les écocentres et la collecte sélective porte-à- porte des matières recyclables soient implantés depuis plusieurs années, il est étonnant qu’il y ait toujours autant de matières acheminées à l’élimination. Il est donc manifeste que les efforts d’information, sensibilisation, éducation (ISÉ) doivent être poursuivis auprès de la population. À ce titre, il faut rappeler que la capacité totale du LET est de 6 700 000 m.c. (10 000 000 tonnes) pour une durée de vie de 60 ans. La seule solution, avant que l’incinérateur ne soit à bout de souffle, c'est une diminution de la quantité de nos déchets puisque la majorité des ordures ménagères collectées sur le territoire y sont acheminées. Diminuer l’apport de déchets, c’est prolonger la durée de vie du LET et éviter le développement d’un nouveau site d’enfouissement.